Archive for January, 2010
Un mécanisme en jeu dans la maladie d’Alzheimer éclairci
La protéine tau est présente dans les neurones humains. Elle est associée à des structures en forme de filaments, les microtubules, qui participent à la formation des prolongements émis par les neurones pour communiquer entre eux et à celle du squelette cellulaire. Des formes anormales de la protéine tau, comportant un excès d'atomes de phosphore, sont impliquées dans certaines maladies neurodégénératives, dont celle d'Alzheimer. Leur accumulation donne des sortes de pelotes ou de "buissons" dans le cerveau.
Nouvelle voie
"Dans une étude publiée en 2007, nous avions montré que la protéine FKBP52, abondante dans le cerveau, inhibait la formation de chaînes de tubuline dont sont faits les microtubules. Notre travail montrait que la FKBP52 s'accrochait à la tubuline, mais cela ne suffisait pas à expliquer l'inhibition ou le changement de conformation de celle-ci", raconte Béatrice Chambraud (Inserm U788, université Paris-XI), premier auteur de la publication.
Par une nouvelle étude, l'équipe de chercheurs a voulu vérifier si la stimulation de l'expression de la protéine FKBP52 pourrait modifier la fonction de la protéine tau. Il apparaît que la FKBP52 se lie bien de manière spécifique à la protéine tau. "Nous avons testé sur des lignées cellulaires représentant les premières étapes de la différenciation en neurones plusieurs doses de facteur de croissance des nerfs (NGF), qui induisent la production de protéine tau. Nous avons ensuite constaté que la FKBP52 empêchait l'accumulation de protéines tau et diminuait la poussée de prolongements des neurones", explique Béatrice Chambraud.
Bénéficiant, entre autres, de l'appui financier de Pierre Bergé, le travail de l'équipe d'Etienne-Emile Baulieu et de Michel Goedert ouvre une nouvelle voie de compréhension des mécanismes pathologiques en jeu dans les "tauopathies". De nombreuses questions devraient faire l'objet de travaux prolongeant cette publication : serait-il possible de modifier les agrégats de protéine tau qui se forment au cours des maladies neurodégénératives ? Quels sont les sites déterminants pour la liaison entre la FKBP52 et la protéine tau ? Pourrait-on élaborer un diagnostic de la maladie d'Alzheimer selon les modifications de l'expression de la protéine FKBP52 ? La perspective d'essais chez l'homme reste encore lontaine, et plus encore d'éventuelles applications thérapeutiques, mais une nouvelle piste de recherche est bien ouverte.
Paul Benkimoun
source: www.lemonde.fr
divagations de noctambule
Des jumeaux nés de pères différents
cette information ne m'étonne pas c'est trés répandu dans le règne animale mais ce qui est particulier ici ce n'est pas la super-ovulation mais la double fécondation.
"Un phénomène très rare chez les humains. Mais pas impossible.
C'est l'histoire d'un homme, A.K., qui apprend qu'il n'est le père que d'un seul de ses jumeaux... L'information provient du quotidien turc Sabah.
Cet agent de sécurité à Istanbul doutait de la fidélité de son épouse et a fait faire des tests ADN sur ses jumeaux âgés de trois ans. Fiables à 99,9%, les résultats de ces tests ont montré qu'il n'était le père que d'un seul des garçons.
Selon Joëlle Bellaïsch-Allart, gynécologue-obstétricienne, il s'agirait non pas "d'une superfécondation -intervient lorsque la femme est déjà enceinte et qu'une autre fécondation a lieu- mais d'une double fécondation." "Les spermatozoïdes ayant une durée de vie de huit jours, cette femme a pu avoir des rapports avec deux hommes différents. Son ovulation aurait donc eu lieu au même moment, mais l'ovule aurait été fécondé par deux spermatozoïdes ne venant pas du même homme."
Une thèse que défend également le professeur Rusen Aytac, chef du département de gynécologie de l'Université d'Ankara:"si cette femme a des relations sexuelles avec deux hommes différents dans une courte période, cela peut aboutir à une grossesse double, chaque ovule portant un matériel génétique différent."
Et il s'avère que la mère entretenait une relation avec un homme peu de temps avant que sa famille ne l'oblige à se marier avec A.K..
Le dénouement de l'histoire? Le père a engagé une procédure de divorce. Il a décidé de conserver la garde de son enfant biologique. Quant au frère jumeau, il a été placé en institution"
source: le figaro.fr
Chronique XLI
Chronique des chroniques
A la suite du texte Homélie Orientale (1), j’ai reçu, de Mr. Jacques Pochart fidèle lecteur du blog, cette réaction : « Vous nous avez bien eus……j’avoue avoir eu quelques moments de doute en lisant ce beau texte…..en étant surpris des doutes de l’artiste ! C’est donc ainsi que vous le voyez, que vous l’imaginez. Vous lui avez rendu un bel hommage posthume, mais peut-être nous avez-vous parlé de quelqu’un d’autre…..A moins que vos escapades à Redeyef vous aient permis de sonder l’âme de Lehnert, qui sait ? ». La même surprise est venue de mon ami Slaheddine Haddad qui m’écrit : « J'ai lu ton dernier texte-blog et encore une fois j'ai été bluffé. Je découvre encore une fois ton don à traduire l'indicible. Un beau texte du niveau du "ressenti vrai". Donc, je ne m'inquiète guère sur la sincérité de tes images. L'un reflétant l'autre. Et puis cette intuition miraculeuse d'avoir exposé des albums sur internet. Cette réaction d'un internaute sur la nécessité pour toi de te faire connaître par la publication sur papier. (je suis à mon tour content d'avoir conseillé la même chose, il y a longtemps et je maintiens mon offre à tout preneur). J'avoue aussi que la disposition de tes photos selon un ordre personnel a donné plus d'éclat (je salue au passage la qualité du goût qui est le tien). Je tiens aussi à t'annoncer que tu as réussi à m'entraîner dans ton périple de Redyef et depuis je ne suis qu'accompagné que d'envies ».
Club Photo de Tunis
A propos de la fondation du Club Photo de Tunis, j’ai reçu beaucoup de messages d’amis, dont celui de Mouna Siala Jemal : « Bravo pour ce dévouement et cet enthousiasme. c'est dommage que je n'ai pas pu venir. c'était l'heure d'amener les enfants à la séance de gym...j'essaierai de venir les prochaines séances ou du moins je suivrais avec plaisir virtuellement sur facebook. ». De Jacques Pochart : « Quel beau jour, pour vous tous, là-bas à Tunis et pour nous tous qui aimons la photographie partout dans le monde. La graine qui vient d’être semée ne cessera de germer et de produire, mais il faudra la soigner, la chérir, la protéger de tout ce qui pourra lui nuire. J’ai vu avec grand plaisir que la grande majorité des présents étaient des jeunes, et sans aucun doute leur enthousiasme sera un des grands ingrédients d’un cocktail qui promet d’être gagnant. Présider ou plus simplement animer un club est une vraie vocation qui souvent est proche du martyre ……mais qui est aussi source de grandes joies et qui est souvent une activité illuminée par le bonheur de ceux et celles qui ont la rage d’apprendre et de progresser, dans la collégialité et la bonne humeur. Longue vie au Club Photo de Tunis ». Younes Tebib (2), expert tunisien en photographie, se propose de nous aider : « Félicitations pour ce projet ! Il en faut des initiatives courageuses comme celle-ci en Tunisie. Si je peux vous aider avec quelque chose n'hésitez pas à me demander ».
La terrible question du jour
J’ai pris l’habitude de poser à mes étudiants de l’Ecole d’Art et de Décoration de Tunis, une question en début du cours. Question qui n’a rien à voir, à priori avec la photographie, mais qui me permettais d’avoir une certaine idée de leur comportement vis-à-vis de ces questions puis de connaitre leur choix.
« Voudriez-vous être juge ou avocat ? avec l’obligation de juger même les gens qui sont les plus proches de vous et de défendre tous le monde y compris ceux qui ont causé du tort aux vôtres ? », ou alors « Quel objet auriez-vous aimé être ? », «Que souhaiteriez-vous pour les autres mais pas à vous-même ? », mais je crois que c'est la question : « Et s’il ne vous restait que 24h à vivre ? » qui les a le plus déconcertés.
Par respect de leur choix et par conscience professionnelle, je ne pourrai pas divulguer leurs réponses. Par contre je me permets de vous livrer les miennes, parce qu’ils étaient toujours curieux de connaitre ma réponse. Évidemment j’aurais préféré être avocat, car on lui concède volontiers un droit à l’heure…mais pas pour un magistrat.
Je souhaiterais que les autres soient beaux, car la beauté se savoure chez les autres beaucoup moins quant on en est soi-même pourvu.
Objet ? j’aurais aimé être un trombone : ingénieux objet, qui ne consomme rien, facile à fabriquer, sa simplicité contraste avec les services qu’il rend. Il permet une mise en ordre de notre paperasse qui devient liasse. Et puis ce nom fait de syllabes, avec un « bon » au milieu, qui semble aller et venir comme le coulisse d’un trombone…cela sonne bien : trombone.
Oui c’est ce que mes neurones font quand j’attends le métro, des réflexions gratuites, sans aucun intérêt pratique…mais cela fait fonctionner les méninges, car au même instant mes yeux photographient sans enregistrer.
S’il me restait 24h à vivre ? je ne changerais rien à mon emploi du temps, depuis l’adolescence j’ai vécu avec idée, d’abord comme obsédante phobie, puis comme une devise au point que certains me croient froid, insensible. Aujourd’hui ce credo m’épanouit…aucune seconde à gaspiller. C’est sûrement ce profond sentiment : que de toute façon la vie ne va pas s’arrêter si on venait à la quitter, qui a fait que j’ai pu rédiger en une seule nuit le précédent texte « Homélie orientale ». Je peux sans aucune difficulté me mettre dans la peau de quelqu’un se sachant en passe de mourir…puisque je le suis déjà à plus ou moins longue échéance !
La nécessaire contrainte
Quand la photographie était argentique, les photographes étaient soumis à un terrible compte à rebours. Combien reste-t-il de vues dans mon film ? Partir à Dougga ou à Paris, se promener dans les souks de Tunis, ou prendre des photos dans le jardin de la maison paternelle, j’avais toujours un œil sur le compteur ! encore trois photos !!! Angoisse de se trouver à court de film quand vous vous retrouvez face à face avec l’image de votre vie. Aujourd’hui même en numérique cela pourrait arriver. Si le capteur a supplanté le film, c’est la carte mémoire qui a détrôné l’image latente. L’image latente est cette promesse de photographie, qui ne deviendra réalité, certes virtuelle, que lors du transfert sur l’écran de l’appareil ou de l’ordinateur. Capteur et carte mémoire faisant donc ensemble office de film, on demeure toujours sous l’emprise d’une saturation de la capacité d’enregistrement. Même la possibilité d’effacer des images moins intéressantes pour laisser la place à de meilleures ne résoudrait pas cette phobie du : « ou mettre cela ? », car la photo n’attend pas.
Au fait, je trouve cette limitation stimulante. Vous disposez d’un film de 12 ou de 36 poses, d’une carte mémoire de 512 mo ou de 16 Go, elle contraint le photographe à une certaine retenue. Lors des exercices d’application que je faisais faire à mes étudiants, je les soumettais toujours à une contrainte. Je leur imposais de garder un point fixe, par exemple dans un jardin public, depuis lequel ils devraient réaliser une vingtaine de photos sans bouger. Ou alors de faire dix photos seulement d’une enseigne de boutique…pas une de plus. Emprisonné dans une limitation frustrante, il pouvait explorer d’autre voie afin de suppléer cet handicap. Les résultats furent dans la majorité des exercices probants.
Se savoir en sursis de vie (il se peut que ce soit moins de 24h) c’est le pendant de cette conscience que l’on ne dispose pas d’un nombre illimité de vues possibles.
Le autres domaines d’expression n’ont pas, me semble-t-il, une pareille limitation.
Droit à l’image suite…
Dans la 40e chronique datée de 14 décembre de l’année dernière je disais : « J’avoue mon impuissance à produire un texte à propos du droit à l’image dans des proportions convenables. J’ai noirci des dizaines de pages parsemées d’exemples récoltés ici et ailleurs sans arriver à en faire le tour. Alors j’ai décidé d’en parler dans chacune de mes prochaines chroniques… ».
L’exposé inaugural du Club Photo de Tunis fut : « Ce que les photographes doivent à Ibn al Haytham ». Ce génie de la trempe de Newton, Einstein ou Hawkins n’a pas construit la chambre noire, puisque cinq siècle avant Jésus Christ, le chinois Mo-tzu évoquait l’existence de « chambre fermée du trésor », mais il a compris son fonctionnement, le renversement de l’image, l’influence de la taille de l’orifice sur la qualité de l’image…Ibn al Haytham est considéré comme le père de l’optique.
Il y a mille ans, Ibn al haytham avait affirmé, pour qu’un objet soit vu, il lui faudrait qu’il obéisse au moins à une des deux conditions ; soit il émet de la lumière (soleil, bougie…) soit il reflète la lumière. Cela parait sibyllin, mais à l’époque en croyait que l’œil avait le pouvoir de lancer des rayons vers les objets pour qu’ils soient vus…Ibn al Haytham infirma cette théorie avec une judicieuse parade, « si la vision était ainsi, pourquoi nous ne voyons pas dans l’obscurité ? ». « Ce ne sont pas les rayons visuels émis par l’œil en direction des sujets à apercevoir qui produisent la vision, mais c’est au contraire l’objet perçu qui envoie ses rayons vers l’œil, lequel les assimile par le truchement de son corps transparent » par cette phrase il fonda sa thèse qui pourrait se résumer par : « notre œil n’est qu’un organe passif, il reçoit les rayons émis d’une source de lumière ou alors venant d’un objet éclairé ».
Pourquoi remonter à Ibn al Haytham pour évoquer le droit à l’image ? Parce qu’aujourd’hui certaines lois affirment que l’individu est propriétaire de son image : « Toute personne a, sur son image et sur l’utilisation qui en est faite, un droit exclusif et peut s’opposer à sa diffusion sans son autorisation », « Chaque personne dispose d’un droit exclusif sur son image et peut de manière discrétionnaire en autoriser la reproduction ». Depuis Ibn al Haytham ont sait qu’il n’en ai rien, car si cela était le cas nous serions visible dans l’obscurité.
Non ces lois font violence aux lois de la nature…Je ne pourrais être vu que lorsque je suis éclairé, donc mon image, ou ma visibilité ne fait pas partie de moi ! Mon image est la somme de la lumière existante et moi. Notre image est une coproduction entre nous et la lumière.
Vous ne voulez pas être photographié, alors vous n’avez qu’à ne pas vous mettre sous les projecteurs !
Dernièrement le Tribunal de Grande Instance de Paris a estimé que même si toute personne dispose d’un droit sur son image, il ne s’agit pas d’un droit absolu. Il a ainsi jugé que celui-ci devait s’incliner face à la liberté d’expression de l’artiste et à son pendant, le droit à l’information du public (article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme) dans la mesure où le demandeur ne prouve pas qu’il aurait subi un préjudice.
A suivre…
(2) http://du-photographique.blogspot.com/2009/12/entretien-avec-younes-tebib.html
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De petits poètes en herbe
Décidément la créativité des enfants n’a pas de limites, ils réussissent malgré leurs petites expériences de la vie et leur mince bagage à produire de petits projets gais, sympathiques et à leur image.
Les poèmes qui suivent sont le fruit d’un exercice donné aux petits élèves de la troisième année de l’enseignement de base, année qui correspond à leur première année d’apprentissage de la langue française.
Cet exercice consiste à emmener les enfants à utiliser leur vocabulaire élémentaire, fruit de 6 mois d’études, et à reformuler les cantines et chansons qu’ils ont appris pour engendrer à leur tour des poèmes. Ce qui suit est tout simplement adorable.

Ma maison
j’habite à Hammam-lif
tous les toits sont kif kif
ma maison est proche, entourée de roches
ma chambre est jolie, avec mon grand lit
sous mon lit dort, mon chien médor
Papa
Comment s’écrit le mot Papa
Pour te dire que je t’aime
J’ai 2 P à la poupée
Avec deux A en chocolat
Des vêtements
1,2,3 un tricot pour François
4,5,6 une jupe pour Alice
7,8,9 les vêtements sont neufs
10, 11, 12 un beau bonnet rouge
jouons avec les couleurs
j’habite à Douz
tous les toits sont rouges
j’habite à Tozeur
tous les toits sont verts
j’habite en Italie
La petite Sonia
La petite Sonia, Compte jusqu’à trois
Mon frère Maurice, Compte jusqu’à dis
Monsieur Vincent, Compte jusqu’à cent
Mon cousin Nabil, compte jusqu’à mille
Qu’est-ce qu’un bon amant?
J’aime le travail
Jerome k. jerome est un écrivain anglais connu pour son humour très "british" . Il a par exemple écrit un livre ou il fait l’éloge de la paresse(Eloge à ma paresse).
Il dit à propos du travail :
«J'aime le travail : il me fascine. Je peux rester des heures à le regarder.»
[ Jerome K. Jerome- Trois hommes dans un bateau[



