Archive for May, 2009

Finlande : Découverte du chainon manquant entre l’Alzheimer et l’épilepsie

Les chercheurs ont découvert un lien impliquant une protéine entre la maladie d’Alzheimer et l’épilepsie. Publiée dans la revue Journal of Neuroscience, l’étude constitue le premier résultat important du projet MEMOLOAD (« Neurobiological mechanisms of memory loss in Alzheimer’s disease ») et apportera de nouvelles informations sur la manière d’améliorer les traitements pour ces deux maladies. MEMOLOAD est financé à hauteur de 3 millions d’euros au titre du thème «Santé» du septième programme-cadre (7e PC). «Nous sommes parvenus à démontrer pour la première fois le processus cellulaire qui unit l’épilepsie et la maladie d’Alzheimer», souligne le Dr Tibor Harkany de l’université d’Aberdeen au Royaume-Uni. « Nos résultats pourraient mener à repenser le type de médicaments administrés aux patients ». Selon le Dr Harkany, un nombre de médicaments utilisés pour le traitement de la perte de mémoire peuvent provoquer une baisse du seuil épileptogène, tandis que certains médicaments anti-épileptiques contribuent à l’affaiblissement des fonctions cognitives chez les personnes souffrant d’Alzheimer. «Il nous faudrait sans doute rechercher de nouveaux médicaments pour traiter ces deux maladies», expliquent les chercheurs. Ces derniers connaissent déjà les effets de la protéine bêta-amyloïde sur les capacités cognitives des patients atteints d’Alzheimer qui souffrent de crises épileptiques (…).
Les chercheurs ont réalisé des enregistrements d’électro-encéphalogrammes (EEG) sur des souris porteuses de gènes humains mutants APPswe (protéine précurseur de l’amyloïde mutante) et PS1dE9 (préséniline-1 mutante) et leurs équivalents de type sauvage (à savoir non-transgéniques) afin de déterminer la prévalence des crises d’épilepsie. «Des décharges rythmiques de grande amplitude d’une durée de cinq secondes et plus qui représentaient de nouveaux tracés (une répétition de pointes, des décharges de pointes et d’ondes, des ondes plus lentes)», expliquent les chercheurs dans l’étude. « Dans deux épisodes d’enregistrement, au moment de la pathogenèse de la protéine bêta amyloïde, au moins une crise sans provocation a été détectée dans 65% des souris porteuses des gènes APPswe et PS1dE9, dont 46% ont subit de multiples crises et 38% des crises généralisées ». Les souris non-transgéniques n’ont souffert d’aucune crise. Ces résultats «expliquent une part du lien entre la maladie d’Alzheimer et l’épilepsie, permettant ainsi de comprendre un peu ce qui se passe dans le cerveau atteint de démence», explique Rebecca Wood; responsable du Alzheimer’s Research Trust au Royaume-Uni, un des organismes de financement. « En comprenant cela, les chercheurs pourront tenter de trouver des traitements efficaces qui bénéficieraient à près de 700 000 personnes atteintes de démence au Royaume-Uni ». Lancé en 2008, MEMOLOAD analyse et recherche les mécanismes moléculaires responsables de la perte de mémoire caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Les partenaires espèrent que les résultats du projet permettront d’élargir les connaissances sur les mécanismes cérébraux de la mémoire au niveau comportemental, ainsi que les niveaux moléculaires et synaptiques des dysfonctions de la maladie.

http://www.jneurosci.org/cgi/content/abstract/29/11/3453
Source : Cordis News

نوّارة حنينة سمعت حكايتها حسيت بروحي ساكن ريحتها

نوّارة حنينة تضحك و حزينة تحكي للنسمة وتشكي من ظلم الانسان Photo captée par Clandestino

Le Maroc, ce pays où l’on revendique publiquement son homosexualité

J’admire beaucoup le franc-parler et la liberté de ton des journaux marocains qui nous devancent nettement dans ce domaine, la censure y étant beaucoup moins prononcée que chez nous et les lignes rouges beaucoup plus laxistes.
Je vous propose seulement de jeter un œil sur cet article parus dans l’excellent magazine TELQUEL censuré en Tunisie.
L'homosexualité étant bien sûr un sujet extrêmement tabou dans les médias tunisiens qui ne font que caresser le sujet sans jamais traiter du fond de la question.
«
Inédit. L’homosexualité expliquée à ma mère

Loin de toute polémique, loin des tabous et des lois, l’écrivain Abdellah Taïa (L’armée du salut, Une mélancolie arabe) évoque, dans ce document exclusif, la différence expliquée à l’être le plus cher : la mère.


Ma chère famille,

C’est la première fois que je vous écris. Une lettre pour vous tous. Pour toi, ma mère M’Barka. Pour vous mes sœurs, mes six

sœurs. Et pour vous mes deux frères. Je vous écris par mon cœur et ma peau ces lignes qui sortent enfin de moi et qui me viennent aujourd’hui dans l’urgence. Je ne peux pas ne pas les dire, les tracer. Vous les envoyer. Expliquer ma démarche, ce que je suis, ce que j’écris et pourquoi je le fais. Expliquer ?! Oui, expliquer davantage parce que j’en ressens la nécessité intérieure et parce que vous, ma famille, n’avez pas pris la peine de lire, de bien lire, ce que j’ai publié – livres, articles, interviews… Expliquer parce que depuis longtemps c’est ce qui nous manque au Maroc : qu’on nous considère enfin comme des êtres dignes de recevoir des explications, qu’on nous implique vraiment dans ce qui concerne ce pays et qu’on cesse de nous humilier jour après jour.

Je sais que je suis scandaleux. Pour vous. Et pour les autres autour de vous : les voisins, les collègues au travail, les amis, les belles-mères… Je sais à quel point je vous cause involontairement du “mal”, des soucis. Je m’expose en signant de mon vrai prénom et de mon vrai nom. Je vous expose avec moi. Je vous entraîne dans cette aventure, qui ne fait que commencer pour moi et pour les gens comme moi : exister enfin ! Sortir de l’ombre ! Relever la tête ! Dire la vérité, ma vérité ! Etre : Abdellah. Etre : Taïa. Etre les deux. Seul. Et pas seul à la fois.

Au-delà de mon homosexualité, que je revendique et assume, je sais que ce qui vous surprend, vous fait peur, c’est que je vous échappe : je suis le même, toujours maigre, toujours cet éternel visage d’enfant ; je ne suis plus le même. Vous ne me reconnaissez plus et vous vous dites : “Mais d’où lui viennent ces idées bizarres ? D’où lui vient cette audace ? On ne l’a pas éduqué comme ça… Non seulement il parle publiquement de sexualité, non, non, cela ne lui suffit pas, il parle d’homosexualité, de politique, de liberté… Pour qui se prend-il ?”

Je viens du Maroc. Je connais le Maroc. Réussir, exister, c’est avoir de l’argent. Ecraser les autres avec son argent. Depuis que je suis né, en 1973 à Rabat, c’est cela l’idéal marocain, le modèle à suivre. Comme vous, je suis né pauvre, j’ai grandi pauvre à Salé. Je reste d’une certaine façon, aujourd’hui encore, pauvre. Moi, je refuse cet idéal marocain stérile. Cette platitude. Il ne me convient pas. Je le dépasse. L’idéal marocain, moi, à mon petit niveau, je le réinvente. Je le remplis avec un nouveau contenu, avec du sens, du courage et du doute… C’est cela, au fond, ce qui vous choque : je me révèle autre, quelque chose que vous n’avez pas prévu, vu venir. Un monstre. En plus, à côté de vous, j’ai toujours été tellement gentil, tellement studieux et bien élevé.

Vous devez vous poser chaque jour maintes fois la même question : qu’est-ce qu’on lui a fait ? Qu’est-ce qu’on lui a fait pour mériter ça, ce scandale ?
Vous devez certainement me détester maintenant, me maudire. Pour vous je ne suis sans doute plus un bon musulman. Vous devez aussi avoir peur pour moi : je prends des risques en m’exposant ainsi dans les livres et les journaux.

Ma mère : je sais que tu n’es pas d’accord avec mes choix mais que tu continues de prier pour moi. Et cela me touche. J’ai besoin, de loin, de croire que toi aussi tu réinventes le monde et les prières musulmanes. Ma mère, tu ne le sais sans doute pas, le désir de révolte, c’est toi qui me l’as donné. Chez nous, tu as toujours été le guide, la stratège, la révoltée. La réalisatrice. Ma mère, même analphabète, à toi toute seule, durant les 25 années que j’ai passées à côté de toi, tu étais une école de féminisme. Et quelle école ! Je t’admire. Je fais mieux que de t’aimer, je le répète : je t’admire ! Tu as imposé tes choix à mon père, à nous. Tu as réalisé ton œuvre : la maison de Hay Salam. C’est toi qui économisais de l’argent, qui achetais du ciment, du sable, des briques, toi qui engageais les maçons et négociais avec le “moqaddem”. Tu as compris, tôt, que tu n’avais pas d’autres choix que celui d’être un homme à la place des hommes. Mieux et plus courageuse que tous les hommes qui nous entouraient.

Certes, ta détermination à aller jusqu’au bout des choses devenait certains jours de la dictature. Certes, ta façon de parler c’était le cri, encore et encore le cri. Certes, il était impossible de discuter avec toi. Mais, quand même, que de leçons apprises à tes côtés.

Ma mère, ton prénom est magnifique. M’Barka. Il vient de la campagne de Oulad Brahim. Ton histoire et ton itinéraire, de Tadla à Salé, en passant par El Jadida et Rabat, quand je me les remémore, me ravissent. Une épopée. Sans larmes. Tu n’as jamais renoncé. Tu n’as pas toujours été juste, surtout avec mes sœurs, mais, aujourd’hui encore, chaque matin, je te tire mon chapeau. Et je reconnais mes dettes envers toi.

Ta langue, ma mère, est ma langue. J’écris en m’inspirant de ta façon poétique de voir le monde et d’inventer des rituels étranges et qui sont tellement beaux, envoûtants. J’écris en me rappelant tes cris. Je crie aujourd’hui pour rendre hommage à tes cris. Les fixer. Les donner à voir. Les faire entrer dans les livres, dans la littérature. C’est cela, entre autres, mon ambition. Tes cris comme une image du Maroc. Ton prénom comme symbole de la femme marocaine.
Ma mère, je peux faire tout cela pour toi. C’est ma seule richesse. Mon cadeau. Mon devoir.

Ma mère, le Maroc, ce n’est pas les autres, le gouvernement, les religieux, les éternels moqueurs, les “casseurs”, les empêcheurs, les jaloux, les mesquins… Le Maroc tout entier, celui que j’ai en moi et celui à qui je parle aussi à travers cette lettre, c’est toi. C’est un Maroc qui n’est pas parfait. Un Maroc dans la tension, la fièvre. Un Maroc dans l’élan. La possession.

Ma mère, ce que disent les autres de négatif sur moi, je m’en moque. Ce que tu dis toi, et même si je ne suis pas d’accord avec ta dictature, je l’écoute, je l’analyse. Et j’ai envie de te répondre.

Le Maroc, c’est toi. Ma vérité, mon “je” dont fait partie, que je le veuille ou non, mon homosexualité, mes livres publiés et à venir, c’est pour toi. C’est important pour moi que tu m’écoutes à ton tour. Que tu saches que je suis comme toi. Pas dans la même révolte que toi mais, quand même, comme toi.

C’est toi que j’ai envie de convaincre.

Nous nous téléphonons souvent. Mais je ne peux pas tout te dire au téléphone. Je redeviens un enfant timide et un peu imbécile. Je te l’écris. Crois-moi, ma mère, je n’ai aucune envie de te salir, de t’abaisser, de “t’inonder de honte”. Mais la vérité, ma vérité, j’ai besoin de te la révéler. Te communiquer ce qui change en moi. Au Maroc. Le changement passe d’abord par toi. Tu as imposé tes idées à mon père, au quartier. Au monde. Je n’ai pas d’autres choix que celui de t’imposer les miennes. Tu vas crier. Tu as crié “on va encore se déchirer”. Ce n’est pas grave. Je n’aime pas la tranquillité. Le Portugais Fernando Pessoa est mon poète préféré. L’Ecossais Francis Bacon, mon peintre favori. La Française, d’origine algérienne, Isabelle Adjani, mon étoile. Aucune de ces trois personnes hors du commun n’était (ou bien n’est) dans le calme. Tu ne les connais pas ? Je répète leur nom, ce sont des artistes très importants pour moi et mon engagement dans la vie : Fernando Pessoa, Francis Bacon, Isabelle Adjani. Tu es analphabète et tu ne connais rien à la culture ? Permets-moi d’en douter. Tu connais le mystère, le monde invisible. Tu connais la transgression. La culture, toute la culture, n’est que cela. Dire ce qu’on voit. Ce qui vient. Imposer sa différence. Et sa langue. Se dépasser. Se transformer. La littérature, le cinéma, la peinture, etc., ne sont que cela. La révélation. Puis la révolution. Dis à mes sœurs et à mes frères tout cela. Mon ambition, ma modestie, mon intransigeance.

Je ne suis pas le seul au Maroc, ma mère. Quelque chose a commencé dans ce pays. Une réelle rupture par rapport aux générations précédentes, qui soit ont abdiqué, soit ont été récupérées. Nous, c’est le 21ème siècle.

On essaie de nous intimider. De nous ramener à un soi-disant ordre moral, nous faire revenir à nos soi-disant valeurs fondamentales. Lesquelles d’abord ? Et qui décide que c’est de ces valeurs-là que le Marocain d’aujourd’hui a besoin ?

Le monde traverse une crise sans précédent en ce moment. Le monde fait son autocritique. Bouge. Le monde accueille Barack Obama comme un immense espoir. Et que fait-on au Maroc ? On nous fait peur encore une fois. Vieille recette. On nous ramène en arrière. Jusqu’à quand cet aveuglement ? Jusqu’à quand cette arrogance ? Jusqu’à quand va-t-on continuer d’ignorer et de tuer la jeunesse de ce pays ? Jusqu’à quand cette politique qui fait semblant ? Le Maroc ne mérite-t-il pas mieux ? Une vraie modernité ? Une réelle révolution des mentalités ?

A y regarder de près, cette révolution a déjà commencé. Le seul problème, c’est qu’on ne veut toujours pas le voir. Certains au Maroc ont visiblement intérêt à ce que notre identité marocaine ne change pas d’un iota. Or cette identité, cela fait des années qu’elle n’est plus la même. Les jeunes Marocains d’aujourd’hui ont d’ailleurs tout compris à cette question complexe. Ils sont même très sophistiqués dans leur réflexion à propos de ce sujet. On pourrait même dire qu’ils sont d’une certaine façon déjà dans la post-modernité. Mais qui comprend ça au Maroc ? Qui va les aider dans ce changement ? Qui va les rattacher différemment au Maroc et leur rendre confiance dans ce pays ?

Pardonne-moi, ma mère, je parle comme dans les livres. Mais vous, mes sœurs et mes frères, vous comprenez ce que je dis là. Vous avez fait des études comme moi. Vous avez comme moi lu les livres que nous ramenait notre père de la Bibliothèque Générale de Rabat où il travaillait comme chaouch. Vous avez les moyens intellectuels pour saisir ce que je dis. Ne me dites pas que je parle dans l’air, que je m’emporte pour rien, que mon combat est perdu d’avance. Ne me dites pas de rentrer dans le rang comme les autres. De m’aligner. De dire : “Wana mali ?”

Je ne peux pas. Je suis dans l’écriture. C’est-à-dire dans une certaine responsabilité vis-à-vis de moi-même et vis-à-vis de la société d’où je viens. Je suis dans le questionnement. Un livre, ça vient de soi, ça interpelle le monde, la société. Je ne peux pas faire les choses à moitié. J’assume jusqu’au bout. Je n’ai plus envie de baisser la tête. Je ne suis pas un héros. C’est juste que je ne supporte plus l’hypocrisie et ses ravages au Maroc. Je ne supporte plus qu’on donne de nous des images clichés, “folklorisées”, pour attirer le touriste. Je ne supporte plus qu’on ne voie pas la richesse réelle de ce pays : l’imaginaire, les histoires, le mystère. LA JEUNESSE. Je ne supporte plus qu’on n’aide pas assez le Maroc à se relever et à grandir. Je ne supporte plus ce système qui casse du matin au soir le Marocain et qui fait taire les voix nouvelles qui émergent pour dire ce pays autrement. Je ne supporte plus cette médiocrité et cette petitesse qu’on nous impose. Le Maroc est, pour moi, plus grand que tout cela. A nous de le révéler au mieux. Même si pour cela il faut se battre, mener la guerre. Donner à certains l’impression de trahir.

Ma chère famille, je vous tends la main. C’est sincère. C’est naïf. C’est moi : je suis comme ça. Je ne vous demande pas de comprendre mes névroses, ni de m’aider à m’en sortir. Non. Je vous prie de ne pas me faire sentir que je suis un paria. Un mécréant. Je suis, à ma façon, dans la continuité de votre histoire, de notre histoire. Des origines. Je ne peux rien vous offrir pour que vous soyez socialement fiers de moi. Aujourd’hui. Là n’est pas mon but. Je n’aime pas la fierté, sentiment qui bloque. Je rêve du dialogue. Un dialogue impossible jusqu’à aujourd’hui. Je ne suis pas dans la minorité. Je suis vous, avec vous, toujours avec vous, même quand je brise les tabous. Même quand je vole vos vies pour les transformer en fragments littéraires.

Dans mes livres et mes conférences, je vous défends. Je vous dis. Je vous fais exister. Je rêve qu’un jour si quelqu’un m’insulte devant vous, en disant : “Ton fils, ton frère est zamel…”, vous répondiez : “Non, il n’est pas zamel, il est mathali.” Un mot, un petit mot tout simple et qui change tout. Un mot-révolution. A vous de voir. Je n’exige rien. Je vais. Je vole comme je peux. Je prie, comme ma mère, à ma manière : j’écris.

Il y a chez nous cette chose terrible : la haine du Marocain ! D’où vient-elle ? Pourquoi est-elle encore là ? Pourquoi ne pas oser être soi : se libérer. Se libérer même dans la provocation et le scandale. De toute façon, il n’y a pas d’autres moyens. Autant oublier la peur et aller nu affronter le monde.
Voilà. Encore une fois, dans la tendresse, ma vérité. Pour vous.

Je n’aime pas les affrontements inutiles. Je suis pour les batailles nécessaires. Celle que je mène avec et contre le Maroc est utile. Je le pense sincèrement. Je ne dois pas être le seul. Je peux parler, écrire. Pour moi et pour les autres. Je le fais. C’est un devoir.
»

Si c’est votre conception du blogging… Sachez que la blogosphère tunisienne est déjà morte

Dernièrement, des voix se sont élevées au sein de notre blogosphère nationale pour critiquer d’autres blogs avec une méchanceté gratuite parce qu’ils les trouvaient soit trop « islamophile » soit au contraire trop islamophobe ou même parfois trop inutiles trop calmes ou trop inertes.
Des clans se forment et se font la guerre et oublient même de discuter les idées, se rabattant à des insultes visant les personnes différentes.
Pourquoi dans ce pays avons-nous toujours ce foutu ton moralisateur, comme si l’on possédait la vérité ?
Ma conception du blogging correspond à un acte avant tout individualiste qui devrait se passer à la fois dans une attitude de respect des autres mais aussi dans un « je-m’en-foutisme » exemplaire de ce que pourrait penser l’autre pour ne pas s’autocensurer et donner libre cours à son inspiration et ne pas brimer son talent.
Chacun est libre d'écrire ce qu'il veut sur son blog.
En fait, le système de notation qui se trouve sur tn-blogs (le plus grand agrégateur de blogs tunisiens) y est certainement pour quelque chose. (Je vote pour lui parce qu’il fait partie de mon clan… Je ne vote pas même si c’est un bon article parce qu’il fait partie de l’axe du mal)
Personnellement, je respecte les lecteurs de ce blog, ceux qui votent pour moi aussi. Mais sincèrement je n’en ai rien à foutre de ce qu’ils peuvent penser de moi ou de mes écrits. Si j’écris, c’est avant tout pour moi et en second lieu, pour moi-même aussi.
Il se trouve que parfois j’ai des idées que j’aimerais noter sur un bout de papier. Comme le papier c’est presque dépassé et pour me mettre à l’air du temps j’ai décidé de lancer mon blog. Je ne fais qu’immortaliser des songes pour pouvoir les relire un de ces jours comme un album photo datant de la première enfance qu’on ressortirait après quelques années avec un brin de nostalgie.
Le jour où je fermerai ce blog, je le ferai sans regret même si dans cette blogosphère si attachante des fois, il y a des bloggers qui en valent la peine !
Des Wallada, WeldByrsa, Pinkpanther, Barbech, Zabrat, Bigtrapboy, Arabicca, Barberousse et j’en passe…
Je ne suis pas là pour donner des leçons à qui que ce soit mais j’ai une immense phobie des donneurs de leçon.

حديث الورد

,بعناية دفنت جسد زهرة بين صفحات كتاب تناسيتُ بمنتهى الغباء انّها كائن حيّ ولانها ضحكت من تفاهتي حين اتلفت كتابي عاقبتُها و صلبتُها باحكام فوق ايطار اسود الى ان رتّب لي الضجر موعدا مع نقاط احلامها الحمراء المنتشرة فوق طيّات النسيان بخجل تقفيت سراب عبقها فوق هذه الصفحات و ادركت انّه في هذا [...]

Après l’Europe, Cortix s’attaque à la Tunisie, signe révélateur de nouveaux changements dans le secteur des services.

Ce dimanche (31 Mai 2009), si vous avez ouvert le supplément emploi du journal LA PRESSE, vous trouverez dans les dernières pages une grande affiche sur toute la page mentionnant que Cortix, une des plus grandes boites Françaises de développement Web qui après avoir conquis le marché Européen s'attaque au marché tunisien.


La publicité pourrait passer comme normal, puisque des centaines d'entreprises étrangères s'installent en Tunisie, sauf que 2 variables pourront nous emmener à prendre plus au sérieux cette annonce et être plus vigilant puisqu'elle est révélatrice de changement profond dans le futur:

- D'abord, Cortix s'est installé en Tunisie il y a maintenant plus de 2 ans, elle a commencée par délocaliser les activités de soutient aux clients (call center), puis le développement web et certaines activés RD (lire Cortix crève le plafond) Le modèle d'affaire de Cortix se base essentiellement sur sa force de vente, les commerciaux de la société rémunérés uniquement sur les contrat signés, offrent un package complet composé de création de site web, de référencement, d'hébergement, et de soutient aux clients. Ces derniers sont aussi bien des grandes entreprises, mais aussi des PME, et des petits commerces (même les coiffeurs, les marchands en tout genre).
Cortix "tire sur tout ce qui bouge" aussi bien les grandes mais aussi les petites entreprises, (ce qui lui a value plusieurs problèmes en France) et ces derniers sont le terrain privilégié de nos petites boites de développement nationales. L'arrivée d'un mastodonte doit nous pousser à être plus vigilant et a faire preuve de plus de créativité à la fois technique mais aussi commercial pour pouvoir survivre.

- Enfin, l'arrivée de Cortix est révélatrice de la venue de nouvelle sociétés de services étrangères qui pourront concurrencer nos entreprises nationales,en effet "Les négociations en cours entre la Tunisie et l’Union Européenne sur les services devraient aboutir d’ici la fin de l’année 2009. La libéralisation du secteur ne saurait tarder. Ce qui marquera l’arrivée de nouveaux investisseurs étrangers, qui donneront du fil à retordre aux entreprises locales… " (source). Des concurrents étrangers puissants et expérimentés n'épargneront aucun service, allant de la comptabilité, au bureau d'études et d'assistante, mais aussi au compagnies ariennes (lire Nébil Chettaoui aux agents de voyages : êtes-vous avec ou contre Tunisair ?)le risque est d'autant plus important lorsqu'on sait que plusieurs sociétés n'ont pas pu atteindre la qualité désirée pour pouvoir survivre dans un marché à la fois petit et extrêmement concurrentiel.

Bonne fête ‘Mamans’

Je me suis réveillée de bonne humeur, impatiente de donner mon cadeau de la fête des mères, cadeau que j’ai même prié ma mère de le lui donner la veille car je n’aime pas attendre, je veux voir sa réaction tout de suite.

Depuis les premières heures de la journée, on n’entend que les chansons sur la maman, partout dans la rue, on dirait que toutes les maisons se sont mises d’accord pour mettre la même fréquence. Je ne me suis pas empêchée de dire aux voisines, aux mères des amies que j’ai rencontrées aujourd’hui ‘joyeuse fête des mères’. Ça dessine un sourire immédiat sur leurs visages, ça illumine leurs yeux. 

Au milieu de la journée, j’ai appelé ma mère au téléphone et j’ai surpris sa voix toute troublée, j’ai compris qu’elle pleurait. Chaque année, ma mère ne pouvait s’empêcher de pleurer se souvenant de ma grand-mère, de l’importance qu’elle accordait à cette fête, de ses exigences et des comparaisons qu’elle faisait entre les cadeaux apportés par ses enfants et par ses belles-filles. Mamie adorait cette fête, et on le savait tous, elle se faisait un plaisir enfantin de nous le rappeler. Aujourd’hui elle n’est plus là mais son souvenir demeure fort vivant dans nos coeurs.


En raccrochant le téléphone, j’ai surpris deux petites larmes qui se sont 
échappées involontairement de mes yeux, je n’ai pas pu qualifier exactement la nature de ses larmes. Etaient-ce des larmes de satisfaction car, dieu merci, ma mère est toujours à mes cotés ? Etaient-ce des larmes de tristesse car mamie me manque ? Des larmes de culpabilité car j’ai la chance d’être entourée de personnes qui me regardent avec des yeux pleins d’amour, des yeux si maternels ? Des larmes de compassion car je n’ai pas cessé de penser à ces personnes qui n’ont plus la fortune d’avoir leurs mamans tout près ? Des larmes de regret, pour ces petits enfants qui n’ont pas connu des bras aussi chaleureux que ceux d’une maman ? 


Un subtile mélange de tous ces sentiments à la fois, orné d’un sourire mélancolique, c’est ce que j’ai ressenti au fond. 
Une grande pensée à toutes les personnes qui sont loins de leurs mamans, c’est une aubaine de l’avoir tout prêt, c’est une bénédiction de savoir qu’on peut encore entendre sa douce voix.
Puisse celles qui sont dans l’au-delà reposer en paix. 
Puisse celles qui sont loin veiller sur leurs enfants, de là ou elles sont, quelque soit la distance qui les séparent, un jour ils se réuniront.


Que dieu préserve toutes les mamans du monde. 

Bonne fête à toutes les mamans.

Bonne fête 
ma maman.

LA PAILLOTTE

"La Paillotte" est de ces très agréables restaurants de bord de plage. Dans un décor de bois tout blanc, face à la mer, les tables sont amicales, familiales, amoureuses, la simplicité du décor et le bleu de la mer poussant à la décontraction et [...]

عيد مبروك لكل الأمهات خاصةً منها المناضلات


نهار فضيل، ممكن جماعة مربطين يقولولك بدعة وكل بدعة ضلالة وكل ضلالة في النار ولكن في الحقيقة هي عادة حميدة.
ما فيها بأس مريرة في العام واحد يشد أميمتو يذكرها إلي عمرو ما ينسى فضلها عليه.
إلي أميمتو في الدار حذاه ربي يفضلهالو وإلي أمو في الجبانة الله يرحمها وربي يصبرو لأنه يكذب عليك إلي يقلك الأم تتعوض. هي أحلى قصة حب ممكن تتوجد.
في ها المناسبة الحلوة تذكرت مرة كان عندي ستاج في سبيطار صالح عزيز في باب سعدون، كنا حاضرين في العيادات الخارجية بينما دخلت مرأة عيطنا الطبيب قالنا المرأة هذه قداش تعطيوها عمر، قتلو أكيد فوق الأربعين... تبسم و قالي عمرها 24 سنة وعندها خمسة أولاد تسكن في الريف تخدم في الفلاحة.
الحاصيلو مخي وقف مرأة مازالت ما عداتش ربع قرن يا بوقلب ظاهر عليها تقاسي في مقاسية زرقاء في سبيل تربية أولادها أحسن تربية...
ولا تسمع منها كلمة تعبت، والدنيا صعيبة... نساء كيما هكة مازال منهم برشة في تونس رغم إلي في التلفزة ما يوريوهمش، والجرايد ما تحكيش عليهم...
تحية خاصة لكل الأمهات المناضلات، وربي يفضلي أمي الغالية وكل أمهات العالم.

Happy Week Musical #9

Cette semaine, du rock, du vrai, du Nickelback
Nickelback est un groupe de post-grunge canadien de la province d'Alberta, composé de Chad Kroeger (guitare/chant), Ryan Peake (guitare, chant), Mike Kroeger (guitare basse) et de Daniel Adair (batterie). Cependant ils sont aussi influencé par le Hard Rock et le qualificatif incontesté c'est le Rock Alternatif.
La chanson fétiche de ce groupe que j'apprécie est "Far Away", quoique je suis tenté par dire du point de vu musical que leur meilleur succès est "How you remind me".

Google wave: ou comment révolutionner la communication

Alors que Microsoft va sortir son nouveau moteur de recherche Bing (Plus d'info ici, Google lui prépare le terrain en présentant en avant première lors de la conférence de Google I/O aux développeurs par Lars Rasmussen le nouvel outil de messagerie qui devrait fusionner mails et messagerie instantanée auxquels viendront s’ajouter le Wiki et la bureautique. De quoi faire un peu d'ombre au lancement de Bing par Microsoft.

Google Wave vous permettra de voir en instantané vos correspondants écrire leur mail, partager des photos, publier des billets, des cartes via Google Maps, Twitter et tout cela est transmis en temps réel c'est l'avantage de cette nouvelle innovation. Google Wave réinvente l'email à notre époque.
Le produit sera lancé sur le marché public d'ici la fin de l'année 2009.
Vous pouvez suivre la vidéo de présentation aux développeurs. 

Je l’aime… et puis c’est tout.


Le plus beau compliment, c'est quand on me dit que je lui ressemble énormément.
Pour moi, elle est la plus belle femme de tous les temps.

L’insouciance des enfants tunisiens bafouée… La justice s’active !

Sur le réseau social Facebook ont paru plusieurs vidéos montrant des enfants de 2-3 ans pouvant à peine articuler, scandant des chants de supporters de football avec tout ce que cela implique de bassesse, de régionalisme et d’atteinte aux droits les plus élémentaires de l’enfant à un vie paisible.
J’en ai vu trois exactement et qui sont toutes aussi choquantes les unes que les autres. La première présentant un enfant à qui deux individus donnent à boire des cannettes de Celtia et du tabac à fumer tout en ricanant. La deuxième, affichant un père qui en compagnie d’un ami, inculque à sa très jeune fille les chansons de l’Espérance de Tunis avec une chorégraphie immonde et des mots que des enfants de son âge ne devraient même pas connaître. La dernière, est selon moi, la plus soft des trois, même si elle n’en est pas moins choquante point de vue bestialité des mots. (La tristement célèbre chanson du public espérantiste qualifiant les sahéliens d’impuissants...) avec un frère dont voici le profil (si quelqu’un peut alerter les services sociaux) qui est fier de l’éducation qu’il prodigue à son jeune frangin vu les commentaires présents sur le lien de la vidéo.
J’ai décidé de me garder de diffuser ces url même c’aurait peut-être plus judicieux pour les dénoncer.
Dernièrement, la justice s’est activée (selon le journal Essabeh) pour rechercher ces criminels coupables de ces méfaits quasi-incestueux.
Vivement leur condamnation, pour que cela ne se reproduise plus. Parce que visiblement dans nos contrées on n’a pas encore compris que le respect de l’enfance est un fondement principal de notre république qu’on devrait défendre aussi farouchement que l’on condamne les consommateurs de cannabis.

60 tutoriels Photoshop pour les effets de texte

Le texte est un élément de base dans les maquettes et les créations graphiques. Le bon choix des polices et des couleurs requiert de l’expérience et un gout artistique développé pour arriver à des résultats surprenants. L’utilisation de Photoshop et l’ensemble des outils puissants pour texte qu’il propose permet de créer des effets de texte magnifiques. Cet article regroupe 60 tutoriels réalisés par les maitres de Photoshop pour vous aider à améliorer vos techniques et à découvrir des retouches simples qui donnent des effets de texte éblouissants et magnifiques… (more…)

نعم،يمكنك أن تفعل ذلك

 
توقفت عن التدخين يوم 20 اوت 2005
كان ذلك امرا صعبا جدٌا.
يمكنك أن تفعل ذلك...حاول

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