C'est en cherchant des informations concernat la Piscine Romaine de Gafsa appelée Oued el Bey que je suis tombé sur cette note publiée sur le site du
Parti Ecologique Ivoirien.
Personnellement je ne connais pas l'auteur mais j'ai des échos sur la problématique posée à propos de la fôret de Gafsa et je pense utile de faire connaitre ce problème.
La Forêt de Gafsa menacée d’asphyxie
1) Les autorités régionales ont décidé d’arracher 4.000 arbres « Eucalyptus » à l’entrée de la ville de Gafsa sur le route de Tunis afin de construire une école supérieure de sports.
Ce terrain a été vendu au Ministère de l’enseignement supérieur afin de combler le déficit financier du budget du Conseil de Gouvernorat.
Il est à rappeler que ces arbres ont été plantés juste après l’indépendance vers les années 60 par tous les élèves des classes primaires et du cours complémentaire de la ville, opération dirigée par Mr Taieb Ellouze directeur du cours complémentaire. Depuis cette date, cette forêt constitue le poumon de Gafsa et la protège de la pollution.
L’arrachage de 4.000 arbres constitue un véritable crime écologique d’autant plus que le complexe universitaire de Sidi Ahmed Zarroug dispose suffisamment de terrains vastes non construits susceptibles d’abriter d’autres instituts universitaires.
2) Ceux qui connaissent la ville se souviennent de ces enfants de 3 à 4 ans sautant d’un palmier situé à plus de 10 m au dessus de la piscine construite plus de 2.000 ans par les romains appelée « Oued El Bey ».
A cause d’une politique de sondages exécutés à la hâte et sans étude, la nappe phréatique a disparu, le fond de la piscine a été cimenté et les sources naturelles d’eau bouchées. Cette piscine s’est alors transformée en piscine d’eau stagnante et non renouvelée créant une nouvelle source de pollution et de danger permanent pour les enfants qui veulent se baigner.
3) La station thermale de Sidi Ahmed Zarroug qui a les mêmes caractéristiques que la station italienne Salsamaggiore et mondialement connue pour guérir les maladies cutanées et ORL, abritait les familles en été, faute de plage, qui venaient pour se baigner.
Son eau a été dirigée vers l’usine ICM de Mdilla pour lavage du Phosphate, comme si l’ICM ne peut pas financer les sondages en eau profonde près de l’usine. Cette usine est la source permanente de la pollution et la dégradation de l’écosystème des oasis environnantes et principalement celles d’El Guettar.
4) Les autorités régionales, dont le rôle est de protéger les oasis, ont encouragé la création des salles de fêtes à l’intérieur de l’oasis, ce qui a provoqué un désordre écologique sans précédent.
5) La compagnie des Phosphates dont le bénéfice voisine les 90 millions de Dinars et l’ICM dont le bénéfice voisine les 250 millions de Dinars n’ont fait aucun effort pour recruter les jeunes diplômés de Redeyef, Moularès, Mdilla, Metlaoui, Snad et Gafsa. Le taux de chômage a atteint 75% chez les jeunes, taux jamais atteint dans un autre gouvernorat.
Non à l’arrachage de 4.000 arbres à Gafsa
Oui pour traduire en justice, les responsables des crimes écologiques
Oui pour trouver une solution urgente à la piscine romaine
Oui pour rendre à la population la station thermale de Sidi Ahmed Zarroug
Oui pour l’emploi des jeunes diplômés en chômage.
Tunis le 21/08/2007
Abdelkader Zitouni
Coordinateur National du parti « Tunisie Verte » membre du Parti Vert Européen,
membre de la fédération des verts africains,
membre de "Global Green".
E- mail : tunisie.verte@gmail.com