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Analogue de Gleevec pour traiter Alzheimer

Le Dr. Greengard de la Rockfeller University a trouvé qu'avant que le secretase gamma puisse être obtenue et puisse agir sur les plaques amyloïdes (qui générent la maladie d'Alzheimer), la protéine qu'il a découverte, qu'il appelle gamma secretase activating protein, doit commander à l'enzyme de produire la bêta amyloïde.

Et surtout cette protéine nouvellement découverte est employée par l'enzyme uniquement pour la production de béta amyloïde.En la bloquant cela n'exerce aucun effet sur les autres activités de la gamma secretase. Cette sélectivité est donc interessante.

Il s'avère que le médicament anticancéreux GLEEVEC, déjà sur le marché pour traiter des types de leucémies et un cancer rare de l'appareil digestif, bloque cette protéine. Par conséquent, le GLEEVEC bloque la production de la bêta amyloïde. Mais ce médicament ne peut pas être employé pour traiter Alzheimer parce qu'il est "pompé" hors du cerveau aussi rapidement qu'il y entre.

Ceci étant, les chercheurs comme le Pr Rudolph TANZI de Faculté de Médecine de Harvard indiquent qu'il devrait être possible de trouver des analogues de Gleevec qui restent dans le cerveau.

Le travail de Paul Greengard est publié dans Nature.

source : www.rechercheclinique.com

Alzheimer: des avancées mais toujours pas de traitement

MILWAUKEE (AP) — Une conférence médicale fait le point cette semaine à Hawaï sur les recherches sur la maladie d'Alzheimer. Parmi les avancées: de nouvelles études montrent que le sport et la vitamine D réduisent les risques de développer cette pathologie, qui est par ailleurs plus facilement détectable grâce à nouveaux examens. En revanche, les scientifiques n'ont toujours pas trouvé de médicament qui arrêterait ou même ralentirait la dégénérescence cérébrale.

Actuellement, les médecins doivent se contenter de traiter les symptômes d'Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative, qui affecte plus de 26 millions de personnes à travers le monde, se traduit par des pertes de mémoire puis des troubles du langage et de la motricité.

"Nous n'avons rien qui ralentisse ou qui stoppe l'évolution" de la maladie elle-même, souligne William Thies, directeur scientifique de l'Association Alzheimer. Les recherches sur de nouveaux médicaments n'ont rien donné. Certaines molécules, qui s'annonçaient prometteuses, se sont finalement révélées inefficaces. Le Dimebon, que le laboratoire Pfizer mettait au point, n'a pas réussi les derniers tests.

Cependant, des avancées ont été enregistrées dans d'autres domaines de recherche. En prévention, d'abord.

Les personnes qui font de l'exercice de façon modérée ou intense ont deux fois moins de risques de développer la maladie d'Alzheimer que les personnes moins sportives, ont rapporté dimanche les chercheurs de Framingham Heart Study, une étude de cohorte menée depuis des décennies dans une ville du Massachusetts.

Une autre enquête a démontré qu'une déficience en vitamine D pouvait quadrupler le risque d'infirmité mentale. Cela ne veut pas dire qu'il faille prendre des compléments vitaminés, avertissent les médecins. Une grande étude est actuellement conduite pour voir si cela est recommandé.

Autre avancée: le diagnostic. La maladie d'Alzheimer est en général détectée grâce à des tests neuropsychologiques. Depuis quelques années, les médecins utilisent l'imagerie médicale. La tomographie par émission de positrons (TEP), pratiquée après avoir injecté une sorte de colorant radioactif, permet de cartographier le cerveau.

Dans un cerveau atteint d'Alzheimer, des agrégats anormaux de fragments de protéine s'agglomèrent entre les cellules nerveuses. Ces "plaques" sont caractéristiques de la maladie.

Le colorant employé actuellement pour les TEP est très difficile d'utilisation. Or quatre sociétés sont en train de mettre au point des produits qu'elles espèrent plus simples d'emploi.

Enfin, de nouvelles pistes de traitement sont étudiées. Un aérosol nasal à l'insuline a donné des résultats encourageants pour améliorer les performances cognitives. Toutefois, "c'est encore un essai pilote", a souligné Laurie Ryan, qui supervise les bourses de l'Institut national du vieillissement, qui a financé cette étude.

Cette piste se base sur la théorie selon laquelle Alzheimer et le diabète seraient liés. En effet, les diabétiques semblent avoir plus de risques que les autres de développer un Alzheimer et les patients qui souffrent d'Alzheimer ont tendance à être insulino-résistants. Administrée en spray nasal, l'insuline gagne directement le cerveau, sans affecter le taux de sucre dans le sang, explique Laurie Ryan pour qui un traitement de ce type pourrait se révéler à la fois simple et bon marché. AP
source:www.challenges.fr

Une avancée importante pour le traitement des maladies de Parkinson et d’Alzheimer

Des chercheurs de l'Université d'Ottawa et de l'Institut de Recherche de l'Hôpital d'Ottawa (IRHO) on découvert l'existence d'un lien entre une protéine et les dommages de neurones. Cette étude a été publiée dans la revue Nature Cell Biology.

Les Pr. David Park et Ruth Slack de l'Université d'Ottawa et le Dr. John Woulfe de l'IRHO ont démontré qu'un important mécanisme de réparation de l'ADN est supprimé lorsque les neurones subissent un stress. L'hyperactivation inappropriée de Cdk5, une protéine présente normalement dans les neurones, entraîne la suppression d'une enzyme, appelée APE1, qui joue un rôle dans la réparation de l'ADN. Ceci entraîne davantage de dommages à l'ADN des neurones et leur destruction. De plus, les chercheurs ont découvert que la voie Cdk5-APE1 était perturbée dans le cerveau des patients atteints de la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer.

Ces travaux révèlent le premier lien direct entre la protéine Cdk5 et les mécanismes pathologiques associés aux maladies neurodégénératives. De plus, cette découverte donne la possibilité de concevoir des médicaments ciblant cette voie afin de limiter la mort des neurones chez les patients atteints de maladies neurodégénératives.

source: www.bulletins-electroniques.com

L’utilisation d’un type d’hypotenseur apporte un nouvel espoir dans la prévention et le traitement de la démence Alzheimer

Les personnes prenant des antagonistes du récepteur de l'angiotensine (ARB) - Losartan COZAAR* Cp 50 mg - Valsartan TAREG Cp 40 et 80 mg -Irbésartan APROVEL Cp 75, 150 et 300 mg - Candésartan KENZEN Cp 4, 8 et 16 mg -Telmisartan PRITOR Cp 40 et 80 mg - Eprosartan TEVETEN Cp 300 mg - Olmésartan OLMETEC Cp 10, 20 et 40 mg - ont environ moitié moins de risques de développer une démence que celles prenant un autre médicament pour abaisser la tension artérielle. Combiné avec un autre médicament les ARB sont efficaces également contre la détérioration future chez celles souffrant déjà de cette affection.

L'étude a investigué plus de 800.000 personnes et a été publiée dans le British Medical Journal de janvier 2.010 . L'équipe de l'école de médecine de l'université de Boston a présenté les résultats initiaux de cette étude il y a deux ans, cependant un travail postérieur suggère que les ARB qui ne sont normalement prescrits qu'aux patients ne tolérant pas les inhibiteurs de l'enzyme de conversion ( IEC - ACE) - captopril, énalapril, lisinopril, périndopril, quinapril, ramipril, bénazépril, cilazapril, trandolapril, fosinopril et moexipril confèrent une plus grande protection que pensée précédemment.

L'étude fait partie des recherches en cours pour tenter de prémunir contre la maladie d'Alzheimer et retarder les détériorations inhérentes à cette affection d'autant que le nombre de personnes atteintes va croissant en fonction de l'espérance de vie qui augmente régulièrement. Les derniers calculs suggèrent que plus de 115 millions de personnes souffriront de démence en 2.050.

Les taux élevés de pression artérielle pendant de longues périodes peuvent conduire à endommager les vaisseaux sanguins. L'hypertension est connue pour augmenter le risque non seulement d'accident vasculaire cérébral et de maladies cardiaques mais également le risque de démences. Quelques types de démences sont directement reliées à la condition dans laquelle se trouvent les artères irriguant le cerveau mais on pense également que la tension artérielle joue un rôle dans la maladie de d'Alzheimer.

Lors du suivi des 800 000 personnes, dont 98 % étaient des hommes, traitées pour hypertension artérielle entre 2002 et 2006, celles prenant des ARB plutôt que des ACE ont eu moitié moins de risques de développer une démence pendant cette période. Lorsque les deux types de médicaments avaient été utilisés conjointement le risque fut également encore moindre. Pour celles dont le diagnostic de démence avait déjà été posé la même combinaison a montré que le risque d'être admis dans un centre spécialisé ou de décéder prématurément fut inférieur de 67 %.

Utiliser la mémantine plus tôt

Alzheimer Une étude démontre l’efficacité de la combiner avec des inhibiteurs

Comprendre et traiter la maladie d’Alzheimer reste un défi. Parce que ses symptômes sont pluriels et pas nécessairement aisés à interpréter. Troubles cognitifs et du comportement peuvent en effet apparaître de façon larvée et peuvent être liés à d’autres démences que l’Alzheimer (60 % des démences dans notre pays). Ils sont parfois liés aux effets secondaires d’autres traitements. « On sait peu, par exemple, que cette maladie commence par des troubles de l’humeur et de la dépression, avant même que commence la perte de fonction cognitive. Quant à la perte d’autonomie fonctionnelle (toilette, habillage, alimentation, continence), elle n’arrive qu’ensuite », explique le docteur Manfredi Ventura, neurologue de la consultation de la mémoire à Erasme (ULB).

Même si la prise en charge non médicamenteuse est essentielle à assurer, une aide pharmacologique est possible. Non pas pour guérir, ce qui reste impossible. Ni même pour figer la situation existante, puisqu’aucun médicament n’y arrive. Mais bien pour ralentir l’effet du temps et la vitesse de la dégénérescence neuronale. On est loin d’avoir compris le mécanisme de la maladie d’Alzheimer, mais on sait que deux phénomènes au moins sont en cause. Le premier est le fonctionnement anormal de la protéine tau, qui perturbe le fonctionnement des neurones et entraîne leur destruction. Deuxième facteur : une accumulation anormale de fragments de protéines hors des cellules, avec pour conséquence la formation de plaques séniles.

Après une évaluation de la gravité de la maladie, le spécialiste proposera une prise en charge médicamenteuse adaptée. Pour des formes légères à modérées, on prescrit généralement des inhibiteurs de la cholinestérase, apparus il y a une quinzaine d’années. Ils ont pour but de compenser les carences en acétylcholine cérébrale. Ce neurotransmetteur, moteur de la mémoire, voit son taux fortement réduit chez les malades atteints. Ces médicaments ralentissent donc la destruction de l’acétylcholine par la cholinestérase.

Cibler un autre neurotransmetteur

Pour des formes modérément sévères à sévères (“test Alzheimer” sous 14/30), la mémantine est également prescrite. Car elle utilise un mode d’action différent : c’est un antagoniste des récepteurs NMDA. Elle agit sur un autre neurotransmetteur indispensable au système nerveux central, le glutamate, présent en quantité trop importante chez les malades. « Plusieurs études indépendantes ont montré que l’utilisation des inhibiteurs de la cholinestérase combinés avec de la mémantine permet de retarder l’institutionnalisation des patients, mêmes si cela ne prolonge hélas pas leur durée de vie », explique Jean-Pierre Baeyens, professeur de gérontologie à l’Université de Luxembourg.

Très récemment, une étude d’Oscar Lopez publiée dans le Journal of Neurology de février montre qu’à plus de 7 sept ans après le début du traitement, seuls 20 % des patients ont dû être placés en institution quand ils ont été traités avec cette combinaison, pour 40 % avec les inhibiteurs de la cholinestérase seuls et 80 % s’ils n’ont reçu aucun médicament. « L’Inserm français a par ailleurs montré que l’utilisation de la mémantine faisait baisser l’usage de psychotropes qui sont suremployés pour ces patients, ce qui les assomme et a de nombreux effets secondaires, dont la confusion », explique le professeur Adrian Ivanoiu, président du Belgian dementia council et professeur à l’UCL. Problème : en Belgique, contrairement aux pays limitrophes, la mémantine n’est remboursée que pour les stades sévères. Elle n’est donc administrée qu’aux patients qui peuvent payer le prix plein. « Un mauvais calcul, puisque le recours plus élévé aux institutions de soins est bien plus coûteux que le maintien à la maison. Et pour la santé morale du patient, il est incomparable de pouvoir rester en famille ».

source: www.lesoir.be
SOUMOIS,FREDERIC

Vendredi 22 mai 2009

Alzheimer et autres formes de démence

“Un traitement contre l’amyloïde d’ici dix ans?”

Les peptides amyloïdes AB jouent un rôle primordial dans le développement de la maladie d’Alzheimer. Eclairage et perspectives de traitement avec Jean-Pierre Brion, professeur d’histologie à l’ULB et spécialiste de la maladie d’Alzheimer.

Dans quelle mesure l’amyloïde intervient-elle dans le développement de la maladie?
L’amyloïde AB est une molécule de la famille des peptides. Les chercheurs ont constaté que dans les cas de la maladie d’Alzheimer, cette molécule se dépose à l’intérieur et à l’extérieur des cellules du cerveau, formant des plaques séniles. Cette accumulation et une série d’évènements successifs, également appelée “cascade amyloïde“, entraîneraient la démence. Nous savons que cette molécule est produite naturellement par le cerveau. Mais pour une raison encore floue, elle devient toxique lorsqu’elle s’accumule dans les cellules ou sous forme de plaques.

Comment expliquer ce mécanisme d’accumulation?
Les scientifiques réfléchissent à deux hypothèses: la première serait que l’amyloïde produite naturellement ne serait pas correctement éliminée. La seconde envisage plutôt une surproduction d’amyloïde. Dans tous les cas, le résultat est le même: lorsqu’elles sont présentes en trop grandes quantités dans le cerveau, elles empêchent son fonctionnement normal.

Peut-on détecter la formation de ces plaques ?
Il existe désormais des techniques d’imageries cérébrales particulièrement efficaces, qui permettent effectivement de déceler l’accumulation d’amyloïde. Ces méthodes doivent permettre de déceler plus tôt les patients développant la maladie Mais la question fait débat: est-ce qu’il y a vraiment un intérêt à diagnostiquer de manière plus précoce la maladie d’Alzheimer, sachant qu’il n’existe pas encore de traitement contre celle-ci?

Justement, le rôle primordial joué par l’amyloïde dans le développement de la maladie constitue-t-il une piste pour la recherche d’un traitement efficace?
Incontestablement. Les scientifiques travaillent dans différentes voies. La première consiste à essayer d’éliminer les plaques déjà formées, par exemple par une technique d’ “immunisation“. Il s’agit en quelque sorte d’induire une vaccination qui permettrait de faire disparaître les plaques. Il y a plusieurs années, des équipes avaient obtenu des résultats très prometteurs sur des souris, qui avaient été vaccinées avec des peptides amyloïdes. Malheureusement, le procédé s’est avéré toxique pour l’homme. Cet axe de recherche n’a cependant pas été abandonné, et certains laboratoires tentent d’améliorer cette technique. L’autre principal voie d’approche est d’empêcher la production d’amyloïde. Nous savons qu’elle se fabrique en se séparant d’une autre molécule plus grande, dite molécule “précurseur“. L’idée est d’empêcher cette séparation. Certaines molécules semblent efficaces pour prévenir l’apparition des plaques. Mais cette efficacité n’a pas encore été validée sur l’homme.

Dans quel délai, selon vous, peut-on espérer la mise sur le marché d'un traitement efficace contre les plaques d'amyloïdes?
C’est très difficile à dire, car ce qui fonctionne en théorie ou sur des souris ne marche pas toujours chez l’homme. De même les protocoles de recherche et de validation pharmacologiques sont assez longs, car ils exigent des contrôles de sécurité et d’efficacité très pointus. Néanmoins, il y a un véritable effort général, et de très nombreux laboratoires sont engagés dans ce défi. Je pense que d’ici cinq à dix ans, il y aura sûrement un traitement capable de lutter contre la formation de plaques d’amyloïde. Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a aussi d’autres approches de recherche, actuellement en cours d’étude, pour combattre la maladie d'Alzheimer.

Propos recueillis par Jonathan Barbier

source: www.info-alzheimer.be

La maladie d’Alzheimer


Bien que l’Alzheimer ne soit pas considérée à proprement parler comme une maladie mentale parce que ses origines sont principalement organiques, cette maladie cause beaucoup d’inquiétude chez les aînés et leurs familles. Nous publions donc ici le contenu d’une brochure publiée par la Société d’Alzheimer du Canada.

On associe souvent la maladie d’Alzheimer à la vieillesse. Bien que la majorité des Canadiens qui en sont atteints soient âgés de plus de 65 ans, cette maladie peut intervenir plus tôt dans la vie. Peu importe l’âge à laquelle elle frappe, elle est toujours progressive et dégénérative, ce qui signifie qu’elle enlève toute autonomie à des hommes et à des femmes autrefois indépendants.

Les soignants, généralement des proches, doivent faire face à de longues périodes de tensions émotives, financières et physiques. La santé et le bien-être des membres de la famille dispensateurs de soins sont essentiels et deviennent aussi importants que ceux du patient.

Bien qu’on n’ait pas encore trouvé de remède a ce mal nos connaissances à son sujet s’accroissent au fur et à mesure que progresse la recherche, tant biomédicale que sur les soins à donner, et qu’apparaissent de nouvelles données.

Les symptômes

Les premiers signes de la maladie d’Alzheimer sont souvent de subtils changements du comportement. Le sujet peut éprouver des pertes de la mémoire à court terme. Il trouve très stressant de s’adapter à de nouveaux endroits ou à de nouvelles situations sociales. Il lui devient difficile d’apprendre, de calculer, de décider ou de s’occuper de ses finances. Il a de plus en plus de mal à maîtriser ses émotions. La présence de ces symptômes ne signifie pas forcément qu’il s’agit de la maladie d’Alzheimer. Ces symptômes peuvent résulter d’affections curables, telles que la dépression, la malnutrition, la déshydratation, une maladie cardiaque ou pulmonaire, pour n’en nommer que quelques-unes.

C’est pourquoi il est essentiel d’établir un bilan de santé complet. Un diagnostic de la maladie d’Alzheimer s’établit par un processus d’élimination. À l’heure actuelle, la seule méthode infaillible de diagnostiquer une maladie d’Alzheimer est l’examen posthume des cellules du cerveau.

Effets

La maladie d’Alzheimer touche éventuellement à tous les aspects de la vie d’un individu: sa façon de penser, de sentir et d’agir. Les symptômes varient selon les personnes. Il est difficile de prévoir les symptômes que présentera un individu, l’ordre dans lequel ils apparaîtront ainsi que leur vitesse de progression. Les patients peuvent présenter entre autres les symptômes suivants :

Facultés mentales
La faculté de comprendre, de penser, de se rappeler et de communiquer est atteinte. La personne commence à éprouver du mal à apprendre et à décider. De simples tâches accomplies pendant des années seront oubliées. La confusion et les pertes de mémoire augmentent, bien que l’on puisse conserver encore longtemps la mémoire d’événements anciens. On a de plus en plus de mal à comprendre ce que les gens disent et à se faire comprendre. Éventuellement, tous ces problèmes s’aggravent et l’on perdra aussi la mémoire à long terme. Malgré ces pertes, on conservera la faculté d’entendre, de répondre aux émotions et le sens du toucher.

Émotions et humeur
L’individu atteint de la maladie d’Alzheimer est moins expressif, moins animé et plus renfermé. Il perd peu à peu sa faculté de maîtriser ses humeurs et ses émotions, et ses réactions aux situations peuvent être extrêmes ou inconvenantes. Souvent le sujet se met à soupçonner son entourage et, au fur et à mesure que le mal progresse, il réagit de moins en moins aux gens et à ce qui l’entoure.

Comportement
Les altérations des facultés mentales et de l’humeur entraîneront des changements du comportement. La nature des changements du comportement et leur durée varieront selon les facultés physiques de l’individu. Des comportements déroutants peuvent consister, entre autres à marcher de long en large et à errer, à accomplir des actions répétitives, à cacher des objets, à chercher sans cesse, à poser des gestes violents, à jurer, à s’agiter et à faire des avances sexuelles déplacées. Chacun de ces comportements peut entraîner chez les soignants un stress accru.

Facultés physiques
Le processus de dégénérescence affecte la coordination et la faculté de se déplacer. Il en résulte un affaiblissement de la faculté d’accomplir de façon autonome les activités de la vie quotidienne. La personne souffre éventuellement d’incontinence. Peu à peu, elle devient totalement dépendante.

Théories sur les causes

Personne ne sait au juste ce qui provoque la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs, jusqu’à ce jour, ont été incapables d’en déterminer les causes. La recherche indique que la maladie pourrait provenir d’un virus lent, d’une réaction auto-immune ou d’un déséquilibre biochimique dans le cerveau.

D’autres chercheurs étudient une théorie «amyloïde» voulant que la maladie d’Alzheimer résulte d’un dépôt dans le tissu cérébral d’une protéine anormalement constituée. On a relevé de fortes concentrations d’aluminium dans les cellules du cerveau, mais on ne peut prouver que l’aluminium cause la maladie d’Alzheimer.

On a pu établir un lien génétique, dans la mesure où une forme rare de la maladie d’Alzheimer, dite «familiale», semble être héréditaire. Dans la plupart des cas, cependant, des facteurs héréditaires peuvent intervenir, mais on ignore dans quelle mesure. On effectue des recherches de plus en plus poussées sur plusieurs fronts. Certains scientifiques estiment que cette maladie résulte de causes multiples.

Traitement

Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune thérapie qui puisse inverser ou ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer. Certains médicaments peuvent atténuer les symptômes secondaires, tels que la dépression, l’anxiété, l’insomnie et la paranoïa, bien qu’il faille soigneusement contrôler pareille thérapie.

Il est prouvé que le milieu physique et social où vit une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer peut influer sur les symptômes, de même que la qualité de vie du patient. Un cadre de vie favorable, qu’il s’agisse du foyer ou d’un établissement, permet de compenser le déclin des facultés et de préserver l’autonomie. Les dispensateurs de soins, de leur côté, peuvent rendre les comportements moins pénibles en comprenant l’évolution de la maladie, en se montrant sensibles aux émotions et aux sentiments, et en apprenant à communiquer par divers moyens.

L’importance des soignants

Les soins à dispenser peuvent constituer un lourd fardeau pour les membres de la famille. C’est pourquoi il devient tout aussi important de s’occuper des dispensateurs de soins que du patient. La colère, le ressentiment, la nervosité, la tension, les problèmes d’insomnie, l’inquiétude et le remords sont des réactions normales chez ceux qui ont à soigner des victimes de la maladie d’Alzheimer. Il n’y a pas lieu de s’étonner que les soignants soient plus sujets aux maladies que les non-soignants. Vivre avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer constitue un défi, mais nombre de Canadien(ne)s se sont montrés capables de le relever. Ils ont cependant besoin d’information, de soutien et de services, à la maison ou en institution, qui fournissent une aide à court et à long terme.

La Société Alzheimer, par l’intermédiaire de ses sections provinciales et locales, aide les pourvoyeurs de soins à faire face aux ravages de cette maladie en leur dispensant information et appui, en fournissant les services nécessaires et en stimulant et finançant la recherche.

source:Source: Brochure «La maladie d’Alzheimer» produite par la Société Alzheimer du Canada.